Atelier de restitution finale de l’étude sur les sources actuelles et potentielles de financement de

L’atelier de restitution de l’Étude sur les sources actuelles et potentielles de financement des OSC
en vue de recommander des stratégies de financement pérenne de leurs activités a été organisé le lundi 17
septembre aux Résidences Mamoune à Dakar. Il a réuni plus d’une quarantaine de participants issus
principalement du monde des organisations de la société civile (OSC). L’agenda de l’atelier était ainsi
structuré :
      cérémonie d’ouverture ;
      présentation des résultats de l’étude ;
      débats ;
      réponses du consultant complétées par le PAISC ;
      synthèses des discussions ;
      cérémonie de clôture.
La cérémonie d’ouverture
Elle a été présidée par le Directeur du Partenariat avec les ONG du Ministère de l’intérieur.
Premier à intervenir, le coordonnateur du PAISC a fait la genèse de l’étude et rappelé le contexte dans
lequel l’étude a été effectuée. Celle-ci entre dans le cadre de l’autonomisation économique et financière
des organisations de la société civile. Le résultat attendu par le PAISC est l’amélioration du cadre
d’intervention des OSC.
Il a par la suite rappelé le processus de validation de l’étude et la gestion de l’assurance qualité. Un
comité technique a été mis sur pied pour servir d’instance de cadrage de l’étude, de rétroaction et de
validation de ses conclusions. Ce comité a été sollicité à différentes étapes de l’étude (démarrage, note
méthodologique, rapport provisoire). En conclusion, M. Ly a invité les OSC à réagir aux résultats de
l’étude et à ne pas hésiter à proposer des éléments d’amélioration du rapport.
À sa suite, le coordonnateur du cabinet GERAD, auteur de l’étude, a préféré ne pas s’exprimer sur les
résultats de l’étude pour introduire un biais dans la présentation des résultats.
Le Directeur Exécutif de l’ONG 3D s’est exprimé au nom des OSC. Dans son discours, il est largement
revenu sur le double contexte de raréfaction des ressources financières auxquelles peuvent accéder les
OSC et de vive compétition entre elles. Il a plaidé avec force pour un assouplissement des procédures
d’accès aux financements. Ces procédures sont devenues des goulots d’étranglement et représentent des
barrières de plus en plus infranchissables pour les OSC du Sud. M. Cissé a souligné qu’en raison de ces
procédures complexes et rigides, beaucoup d’ONG sénégalaises ont du mal à obtenir des financements de

l’Union européenne et de l’USAID. Les rares qui y arrivent sont souvent dans une position de « sous-
traitant », de « sous-bénéficiaires », voire de « sous-sous-bénéficiaires » de financement octroyés à des

ONG du Nord. Elles se retrouvent avec de faibles proportions des financements. Il a considéré que les
mécanismes actuels de financement constituent de sérieuses entraves pouvant miner l’indépendance des
OSC et affaiblir leurs capacités.
Pour M. Cissé, une des conséquences directes de cette situation est la tendance à la disparition des
organisations militantes, notamment celles s’activant dans la défense des droits de l’homme et la
protection des groupes vulnérables. Par ailleurs, le Directeur Exécutif de l’ONG 3D a déploré la léthargie
qu’il a observée dans les activités du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfant
qui donne l’impression de négliger quelque peu la composante promotion de la bonne gouvernance. Pour
lui, l’instabilité institutionnelle qui caractérise ce ministère empêche souvent d’assurer la continuité dans
les processus de concertation avec ce ministère. En conclusion, M. Cissé a vivement exhorté les bailleurs
de fonds à tenir compte de la réalité des OSC du Sud en bute à un manque de moyens et de ressources
humaines qualifiées pour répondre aux appels à projets devenus de plus en plus lourds, complexes et
exigeants.

La nécessité de procédures souples et adaptées a également été soulignée par le Directeur de la
promotion de la Bonne gouvernance du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfant.
Il a magnifié la réalisation de l’étude qui participe au processus de production de connaissances fiables et
à jour sur les OSC. Il a rappelé que la Direction de la Promotion de la Bonne Gouvernance a toujours été
impliquée dans les activités du PAISC.
Il a participé aux réunions de cadrage de l’étude. Il est ensuite insisté sur les attributions de son
Ministère et sur les actions menées par l’État pour promouvoir des innovations institutionnelles de nature
à contribuer à une bonne gouvernance. Il s’est appesanti pour cela sur deux éléments : la loi sur l’accès à
l’information et le partenariat pour un gouvernement ouvert qui sont des exigences majeures en matière
de bonne gouvernance. Il s’est réjoui que le Sénégal est l’un des 14 pays africains et l’un des 5 pays
africains francophones ayant atteint les 4 critères pour un « gouvernement ouvert », à savoir :
    - l’engagement citoyen ;
    - la transparence budgétaire ;
    - l’accès à l’information ;
    - la déclaration de patrimoine.
Le Directeur de la Promotion de la Bonne gouvernance a par ailleurs rappelé que le Sénégal a été
soumis au Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP). Cette évaluation est achevée et le
rapport d’évaluation sera lancé avant la fin de cette année. Après avoir rappelé les multiples initiatives
prises par l’État en faveur de la promotion de la bonne gouvernance, il s’est félicité de la réalisation de
cette étude sur les offres de financement des OSC. Il a indiqué que le contexte de tarissement des sources
de financement n’offre d’autre choix aux OSC que d’être proactives et créatives pour s’adapter à ce
nouveau contexte de diminution drastique de l’aide publique au développement.
Dernier à prendre la parole pendant la cérémonie d’ouverture, le Directeur du Partenariat avec les
ONG du Ministère de l’intérieur est lui aussi revenu sur le contexte de baisse des financements en matière
d’aide publique au développement. M. Mbengue a rappelé que, autant que les OSC, les États eux-mêmes
font face à cette nouvelle réalité sur le plan international. Il s’est félicité de la réalisation de l’étude qui
vient combler un vide en matière de systèmes d’informations sur les OSC. Après avoir rappelé le cadre
juridique qui encadre les OSC au Sénégal, M. Mbengue a indiqué les résultats de l’étude seront
considérés avec beaucoup d’intérêt par les pouvoirs publics en vue de mieux accompagner les OSC et les
appuyer à s’adapter au contexte d’amenuisement des opportunités de financement. En conclusion, il a
souhaité de fructueux travaux avant d’ouvrir l’atelier de validation de l’étude sur les sources de
financement actuelles et potentielles des OSC au Sénégal.
La présentation des résultats de l’étude
Les résultats de l’étude ont été présentés par M. Mamour Ngalane, chef de mission et consultant
au cabinet GERAD. D’emblée, il a souligné que le rapport est constitué de 2 documents : le rapport
national et le guide pour l’accès aux financements.
En introduction, M. Ngalane a rappelé le cadre réglementaire dans lequel évoluent les OSC au
Sénégal ainsi que leurs trajectoires d’évolution. Il a identifié 3 périodes marquantes dans leur histoire :
    - 1975-1990 : prédominance de l’approche classique en matière de financement ;
    - 1990-2000 : changement de stratégies chez les bailleurs de fonds, vogue de la démarche du
      « faire-faire » et du « savoir-faire », importance du volet appui institutionnel dans les projets et
      programmes, mise en œuvre de projets d’accompagnement des OSC comme le Projet d’appui aux
      ONG du Sénégal de l’USAID ;
    - 2000-2018 : déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et contexte de baisse des ressources
affectées à l’aide publique au développement.
Pour ce qui est de la démarche méthodologique, l’étude a été menée auprès de 112 OSC dans 9
régions du Sénégal. Elle a concerné principalement les OSC ayant le statut d’association, d’ONG, de GIE,
de Coopérative et de Fédération. Elle a permis de cerner la diversité des OSC du Sénégal, la précarité de
leur situation financière, la faible compétitivité des OSC d’une manière générale, ainsi que leurs
partenaires financiers.
Les résultats majeurs de l’étude ont été structurés autour de cinq points :
      1. problèmes d’accès aux financements des OSC ;

      2. sources de financement actuelles et potentielles des OSC ;
      3. capacités d’adaptation et stratégies des OSC ;
      4. conclusion/recommandations ;
      5. présentation du Guide standard.


1. Problèmes d’accès aux financements des OSC
L’analyse de la typologie a révélé la prédominance des organisations à but non lucratif (ONG,
Associations) et une faible présence des organisations à caractère économique. Trois échelles
d’intervention (nationale, régionale et locale) sont le réceptacle d’actions menées dans au moins vingt
ensembles de secteurs d’activités ciblés par les OSC. La majeure partie des organisations sont
d’envergure nationale. Les associations sont les principales actrices intervenant au niveau régional et local
tandis que les interventions de niveau national sont principalement l’œuvre des ONG. En outre, la
multiplicité des secteurs d’activités investis sous-tend la faible spécialisation des OSC. Toutefois, les
secteurs de la santé et de l’éducation restent les domaines privilégiés des ONG à toutes les échelles
d’intervention.
En 2000, l’alternance politique a incité les bailleurs de fonds à une option de financement
privilégiant l’accroissement de l’appui budgétaire à l’État au détriment des OSC, surtout locales. Cette
situation s’est amplifiée au fil du temps et a accentué les difficultés des OSC à accéder au financement.
Toutes ces contraintes se manifestent par un nombre croissant d’OSC restées sans financement au
cours des cinq dernières années, une réduction du nombre de projets financés, l’insuffisance des volumes
de financement accordé, la réduction de la durée d’exécution des projets financés, une faveur faite aux
OSC du Nord, aux mouvements citoyens et à quelques organisations d’envergure nationale.


2. Sources de financement actuelles et potentielles.
L’étude a montré que le cadre légal d’intervention des OSC est peu explicite et ouvert sur l’accès
au financement à partir de ressources publiques. Une bonne partie des OSC disposent d’un modèle de
financement extraverti. La majorité des fonds reçus proviennent des partenaires internationaux. Cette
forte dépendance au financement extérieur, qui est en constante mutation et les faibles apports des
pouvoirs locaux, sont à la base de la précarité financière qui caractérise les OSC dans l’ensemble. Les
sources de financement classiques se raréfient, diminuent en volume, et changent même de trajectoires.
Elles permettent de moins en moins aux OSC de rester dynamiques et de mener des actions de
développement de façon régulière, soutenue et durable.
Parmi les sources de financement dites innovantes, l’étude a identifié :
     . les fonds issus de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ;
     . les fonds issus des mécanismes de financement mis en place dans le cadre de la mise en œuvre
      des conventions internationales, des programmes internationaux, tel que le fonds vert climat ;
     . les fonds mobilisés en tant que prestataire de services dans le cadre des programmes de l’État, des
collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers, etc.
Les secteurs financés par les partenaires financiers des OSC concernent prioritairement quatre
domaines que sont la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.


3. Capacités d’adaptation et stratégies des OSC
La fonctionnalité soutenue de l’OSC est déterminée par deux critères majeurs qui sont relatifs à
l’anticipation (savoir anticiper sur les changements de trajectoire des financements) et l’innovation
(s’employer à développer des mécanismes de génération de ressources propres). Ainsi, pour assurer un
financement soutenu de leurs actions, l’étude a montré que les OSC doivent notamment :
    - s’adapter au cadre réglementaire national ;
    - développer un plaidoyer pour un cadre légal adapté, rénové et incitatif ;
    - sortir de leur zone de confort pour s’adapter aux exigences d’intervention dans le champ de la
gouvernance ;
    - renforcer leurs capacités techniques et de négociation ;

    - accroitre leurs capacités financières ;
    - atténuer les problèmes d’accès à l’information ;
    - développer la collaboration et/ou les alliances avec les pairs tant au plan national qu’international.
    - ériger les OSC méritantes en association d’utilité publique sur la base de critères objectifs à
définir et d’un processus de choix à confier à un comité d’éthique national qui regroupera une
diversité d’acteurs nationaux représentatifs.
Plusieurs défis doivent être relevés par les OSC pour s’adapter au nouveau contexte et être
proactives et créatives pour être résilientes dans ce contexte de tarissement des sources de financement.
L’étude a mis en lumière les défis suivants :
    - le problème de leadership et de gouvernance interne ;
    - l’absence d’ouverture et de collaboration avec les pairs ;
    - le modèle économique opératoire des OSC en déphasage avec les exigences nouvelles ;
    - la crise de fin de cycle pour la plupart des OSC ;
    - l’absence de veille prospective et de réflexion sur le futur pour la majorité des OSC ;
    - l’opportunisme et la dispersion des OSC ;
    - la dépendance vis-à-vis des ressources externes, etc.
Conclusion/recommandations
Après un diagnostic des multiples entraves et une identification des défis que les OSC doivent
surmonter, l’étude a formulé les recommandations suivantes :
Cibles Recommandations

Organisations de la Société Civile (OSC)

    - Renforcer le développement organisationnel et institutionnel
    - Développer la pro-activité dans la recherche de l’information, de financement ;
    - Nouer des alliances ;
    - Se regrouper pour répondre à des appels à projets, des manifestations d’intérêt ;
    - Renforcer la formation continue du personnel et l’apprentissage ;
    - Développer le plaidoyer pour influer sur la législation, la réglementation, les
      politiques en faveur du financement des OSC, les accords de coopération ;
    - S’inscrire dans une logique de recherche de financement respectant les valeurs
      morales et d’éthique incarnées par la société et protégées par la législation.

Gouvernement

    - Mettre en place un Fonds national dédié aux OSC : subventions, entre autres ;
    - Permettre aux OSC de grande envergure d’accéder à un statut d’association
      d’utilité publique à travers des critères à définir et un mécanisme national de
      choix à mettre en œuvre ;
    - Offrir plus d’ouverture aux OSC pour l’accès aux marchés de prestations de
      services et aux fonds publics ;
    - Négocier des guichets dédiés aux OSC dans les accords, conventions et
      programmes de financement ;
    - Mettre en place une politique nationale RSE, dont une partie des fonds est
      accessible aux OSC ;
    - Développer des mécanismes de concertation et de dialogue
      stratégique/opérationnel avec les OSC ;
    - Mettre en place un cadre réglementaire plus allégé et favorable au
      développement et à l’épanouissement des OSC ;
    - Mettre en œuvre des contrats de partenariat avec les OSC ;
    - Faire respecter une logique de recherche de financement respectant les valeurs
      morales et d’éthique incarnées par la société et protégées par la législation.

Collectivités territoriales

    - Mettre en place des Fonds dédiés aux OSC ;
    - Développer des services dans des travaux HIMO et des activités d’intérêt général
      à caractère social ;
    - Travailler en alliance avec les OSC pour explorer les opportunités
      d’interventions offertes par la coopération décentralisée.
    - Assouplir les conditionnalités d’accès au financement en fonction des montants
      de financements ;

Partenaires techniques et financiers

    - Offrir plus d’ouverture aux OSC pour l’accès aux marchés de prestations de
       services ;
    - Mettre en œuvre des contrats de partenariat avec les OSC ;
    - S’inscrire dans une logique de financement respectant les valeurs morales et
      d’éthique incarnées par la société et protégées par la législation.

Entreprises

- Mettre en place des fonds RSE dédiés aux OSC pour des prestations de services
spécifiques ;
- S’appuyer sur les OSC comme opérateurs pour accompagner l’utilisation des
fonds alloués aux CT et autres acteurs à la base.
5. Présentation du Guide standard d’accès aux financements
Les préalables à la recherche de financement
L’orientation préconisée est de s’atteler à se doter d’une reconnaissance juridique offrant une
certaine couverture légale exigée par la plupart des bailleurs de fonds.
Bonne gouvernance
L’orientation pour les OSC doit être de s’inscrire désormais dans une trajectoire de renouvellement
régulière des instances dirigeantes dans les conditions et délais requis, avec des documents justificatifs de
ces activités.


Développement des capacités
- la recherche de l’information (appels à projets, manifestations d’intérêt) ;
- la maîtrise des nouvelles thématiques de développement ;
- la connaissance et la maîtrise des mécanismes opératoires/procédures des nouvelles sources de
financement ;
- la préparation des offres et propositions.


RECHERCHE DE FINANCEMENT


Étape 1: base de données
Constituer une base de données sur les partenaires financiers potentiels et actuels, ainsi que les
différentes modalités d’accès à ces financements.
Étape 2 : une bonne organisation
Promouvoir l’efficience et l’efficacité dans la gestion organisationnelle de l’OSC. Il s’agit de mettre en
place les facteurs d’une gouvernance participative permettant à chaque membre de contribuer au
renforcement des capacités financières de l’OSC.
Étape 3: diversification des sources de revenus
Avoir de bonnes capacités d’innovations permet à l’OSC de diversifier ses sources de revenus et de
pouvoir fonctionner en dehors de la période de mise en œuvre de projets de développement acquis sur
financement extérieur.
Capitaliser et fructifier les fonds
   1. Mobilisation des fonds propres
   2. Génération de l’épargne
   3. Rentabilité des fonds

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DÉBATS
Un riche débat a suivi la présentation des résultats de l’étude. Il a été modéré par M. Guiro du
CONGAD. La plupart des interventions est allée dans le sens d’une demande de clarification et de
suggestion pour enrichir les résultats de l’étude. Tous les intervenants ont salué la qualité des résultats de
l’étude. Ils ont également partagé le postulat à la base de l’étude, à savoir la baisse drastique des sources
de financements pour les OSC. Certains intervenants ont appelé la nécessité d’une mise en place d’une
plateforme des OSC au Sénégal. D’autres ont insisté sur l’utilité d’un accompagnement de l’État qui doit
associer davantage les OSC dans les négociations des cadres de coopérations (commissions mixtes,
revues conjointes) car à ce moment que sont définies les orientations en matière de coopération ainsi que
les secteurs de concentration. Les OCS doivent être davantage impliquées dans l’élaboration des
politiques publiques. Actuellement, la seconde phase du PSE est en train d’être élaborée. Les OSC
doivent être associées à la définition notamment du Plan d’actions prioritaires car elles assurent des
missions qui viennent en complément au rôle de l’État. Dans certaines zones, elles pallient avec efficacité
à l’absence de l’État.
Certains intervenants ont indiqué la nécessité de prendre en considération l’avènement de
nouveaux acteurs qui peuvent offrir des opportunités de financement comme les pays émergents (Chine,
Turquie), les pays du Golfe, etc. D’autres ont souligné qu’il est indispensable de disposer d’indicateurs
chiffrés pour mieux apprécier la baisse des financements mais également d’avoir des échelles de
comparaison. L’autofinancement est certes présenté comme une recommandation dans l’étude mais y
arriver est ardu et beaucoup d’OSC n’ont ni les ressources humaines ni les capacités de développer des
stratégies autonomes de financement sans compter que le cadre légal régissant ces OSC ne permet guère
le développement de mécanismes de génération de ressources ou l’exercice d’activités lucratives.
Certains intervenants ont indiqué que les organisations faîtières ont un rôle crucial dans la
circulation de l’information. Beaucoup d’OSC se plaignent d’un accès problématique à l’information sur
les sources de financement. Les faîtières peuvent aider à contourner cette difficulté. Parmi les nouveaux
acteurs, il faut ajouter les institutions de microfinance qui sont les partenaires financiers de beaucoup
d’OSC. Il convient également d’explorer les financements participatifs (crow funds). Aujourd’hui,
beaucoup d’ONG du Nord se servent de ces fonds pour financer leurs actions de développement. Des
compagnies comme Google et Apple, représentent également des sources de financement nouvelles. Les
OSC sénégalaises doivent développer leurs capacités digitales et aiguiser leur créativité en TIC pour lever
des ressources financières auprès de ces nouvelles sources de financement. Certains intervenants ont
demandé que les expériences présentées comme des réussites en matière de génération de ressources
propres, à savoir celles de l’USE et de l’APROFES, soient mieux détaillées. D’autres ont souligné
l’urgence de la mise en place d’une veille informationnelle sur les opportunités de financement et
l’impérieuse nécessité d’un renforcement des capacités.
Les consultants ont fourni une réponse synthétique aux différents commentaires des intervenants.
Ils ont donné l’assurance que les clarifications seront ajoutées au rapport et que le document final prendra
en considération les réactions recueillies lors de l’atelier. Il n’y a pas eu de désaccord quant aux résultats
de l’étude.
Les éléments ci-après sont ressortis de la synthèse :
    - pas de désaccords sur les résultats de l’étude qui peuvent être considérés comme reflétant le
      ressenti et le vécu des OSC en ce qui concerne leurs difficultés d’accès aux financements ;
    - l’unanimité autour du constat du tarissement des sources classiques de financement, du contexte
      de compétition plus exacerbée entre OSC du Nord et du Sud et entre OSC du Sud elles-mêmes ;
    - la nécessité de développer des stratégies proactives et d’explorer des sources nouvelles de
      financement que le rapport a répertoriées en mettant à contribution le Guide qui complète le rapport ;
    - le rôle crucial de l’État dans l’accompagnement des OSC pour s’adapter à ce contexte de crise et
      identifier des sources de financement alternatives et pérennes ;
    - des éléments de clarification doivent être intégrés dans le rapport à partir des commentaires
formulés par les intervenants, ceci ne fera que bonifier le document.
Dans son discours de clôture de l’atelier, le coordonnateur a remercié l’ensemble des participants à
l’atelier et a considéré que les résultats pouvaient être considérés comme validés. Une version
électronique du rapport sera remise aux OSC pour une bonne appropriation des résultats de l’étude.
L’atelier a pris fin à 13h30.

Le rapporteur
Dr. Mamadou DIMÉ, GÉRAD

Vidéothèque

Atelier de restitution finale de l’étude sur les sources actuelles et potentielles de financement

L’atelier de restitution de l’Étude sur les sources actuelles et potentielles de financement des OSC
en vue de recommander des stratégies de financement pérenne de leurs activités a été organisé le lundi 17
septembre aux Résidences Mamoune à Dakar. Il a réuni plus d’une quarantaine de participants issus
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structuré : LIRE LA SUITE    

Réunion d'information sur l'appel à propositions

Le 19 décembre 2016 le PAISC a organisé au Radison Blu, une session d’information sur les lignes directrices d’un nouvel à propositions intitulé : « Améliorer la contribution des Organisations de la société civile à la transparence budgétaire des politiques publiques et au contrôle citoyen (secteur de l’eau et de l’assainissement) ». Lire la suite..

Atelier de validation du rapport provisoire final de l’étude sur l’offre de formation



CLIQUEZ ICI POUR TELECHARGER LE RAPPORT FINAL

L’atelier de validation du rapport d’étude portant sur l’offre de formation pour les organisations de la société civile a connu une forte participation d’acteurs divers venus tant de Dakar que des régions reculées telles que celles de Saint Louis, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor. Lire la suite...

TABLE DE CONCERTATION SUR LES INVESTISSEMENTS AGRICOLES AU SÉNÉGAL



Les acteurs proposent un modèle pour chaque région

Le Programme d’Accompagnement des Initiatives Citoyennes de la Société Civile
(PAISC), financé par l’Union européenne (UE) en partenariat avec l’Initiative Prospective
Agricole et Rurale (IPAR), a organisé, à Dakar, une table de concertation sur le thème :
«investissements agricoles au Sénégal, moteurs de la lutte contre la pauvreté, l’exode
rural et la migration des jeunes.» LIRE LA SUITE

APPEL A PROPOSITION

TABLE DE CONCERTATION

Les perspectives d’amélioration des pratiques de subventions agricoles